
22 Marzo 2012
Selon le ministre de l'Intérieur, le tueur présumé de Toulouse, encerclé par la police, n'a pas donné signe de vie depuis hier soir.
08h20: Marine Le Pen a appelé sur France Info les «Français musulmans à lutter à nos côtés dans les quartiers contre le fondamentalisme islamique».
08h07: «On ne sait pas s'il est vivant ou mort, a déclaré au Figaro le ministre de l'Intérieur Claude Guéant. Il n'y a aucun signe de vie depuis hier soir. On espère qu'il est vivant». Hier à 22h45, Mohamed Merah avait dit vouloir «mourir les armes à la main», a affirmé Guéant sur RTL. Le ministre a également voulu défendre le travail des enquêteurs. «La DCRI suit beaucoup de personnes qui sont engagées dans le radicalisme islamiste. Exprimer des idées, manifester des opinions salafistes ne suffit pas à déférer à la justice», a-t-il dit.
08h00: Ehoud Barak a rendu hommage à l'action de la police et des services de sécurité français. «Les Français agissent avec force et intelligence. Toutes les institutions, du président aux services de sécurité, se sont mobilisées pour arrêter et traduire en justice le tueur», a affirmé le ministre de la Défense israélien.
07h30:Le Télégramme a publié hier soir le témoignage d'une mère de famille qui dit avoir «alerté la police à de nombreuses reprises» sur le comportement de Mohamed Merah. Ce dernier aurait en effet tenté d'embrigader son fils, notamment en l'obligeant à regarder des vidéos de personnes exécutées par al-Qaida. La mère aurait porté plainte deux fois.
06h40: Deux fenêtres ont été détruites par les déflagrations dans l'appartement, selon France Info. Il s'agirait encore une fois d'empêcher Mohamed Merah de dormir ou de se réchauffer. La police a par ailleurs fait couper l'eau, le gaz et l'électricité.
05h19: Notre reporter sur place rapporte que deux nouvelles détonations avec des fréquences rapprochées se sont fait entendre vers 5h18 là où Mohamed Merah s'est retranché.
04h54: Deux coups de feu se sont fait entendre vers 4h30 près de la maison, indique notre reporter. Ces détonations sourdes pourraient être un échange de tirs entre le forcené et le Raid qui lui auraient riposté ou bien de nouvelles intimidations de la part du Raid qui maintient la pression sur Mohamed Merah.
Une guerre d'usure a duré toute la nuit de mercredi à jeudi à Toulouse entre les policiers et Mohamed Merah, le jeune Français, suspecté d'avoir tué sept personnes, dont trois militaires et trois enfants juifs, et cerné depuis plus de 27 heures dans son logement.
Mohamed Merah, de 23 ans, fortement soupçonné des assassinats qui ont semé l'effroi en France, ne semblait plus pouvoir échapper à des policiers résolus à le faire craquer et à le capturer vivant.
A intervalles réguliers au cours de la nuit, les policiers ont fait détoner de puissantes charges auprès de ses fenêtres. Les détonations ont pu faire croire à un assaut de la part de l'unité d'élite du Raid. En fait, elles semblent destinées à éprouver nerveusement Mohamed Merah. «Il disait qu'il voulait se rendre, il a changé d'avis, on augmente la pression pour qu'il se rende», a déclaré une source proche de l'enquête.
«Nous espérons éviter l'assaut parce que nous souhaitons prendre M. Merah vivant afin qu'il puisse être jugé», avait dit dans la soirée le ministre de l'Intérieur Claude Guéant pour expliquer pourquoi les unités d'élite ne passaient pas à l'action.
Mohamed Merah s'apprêtait à nouveau à frapper et à tuer un soldat dès mercredi, puis deux policiers de Toulouse, a rapporté le procureur de Paris François Molins, qui dirige l'enquête. Quand les hommes de l'unité d'élite du Raid, après un gigantesque travail d'investigation, sont venus le chercher, il a ouvert le feu et en a blessé deux. Il a ensuite repoussé d'autres tentatives.
Il a cependant accepté de jeter par la fenêtre l'une de ses armes, un colt .45, en échange d'un appareil lui permettant de communiquer avec l'extérieur, a-t-on appris de source proche de l'enquête. De longues tractations ont alors commencé au cours desquelles le suspect s'est abondamment répandu. Il s'est glorifié d'avoir été formé par Al-Qaïda, d'avoir «toujours agi seul» et d'avoir mis «la France à genoux», a dit le procureur de Paris. Il «n'exprime aucun regret», sinon de «ne pas avoir fait plus de victimes», a-t-il ajouté. S'il a froidement assassiné trois enfants et un père juifs lundi, c'est faute d'avoir trouvé pour cible un soldat, selon M. Guéant. Il explique ses actes en évoquant sa sympathie pour le sort des Palestiniens, et son opposition à l'engagement militaire de la France en Afghanistan et à l'interdiction du port du voile intégral.(da "Le Figarò.fr")
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